Accueil d'une nouvelle résidente au sein des Usines, Fanny Chabot
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Par Catégories : Fablab, Recherche et CréationMots-clés : , , Publié le : 2 mars 2022Dernière mise à jour : 23 mars 2022

Barthélémy Antoine Loeff, « Manufacture Poétique d’Icebergs Artificiels »

Cette nouvelle production s’inscrit dans l’ADN de travail des Usines, en s’appuyant sur les compétences du FabLab des Usines.

Barthélemy Antoine-Lœff est un plasticien dont les créations d’œuvres d’art optique et numériques, parfois interactives, souvent immersives, expriment des univers oniriques traversées par une relation contemplative et écologique de la nature et des éléments.

Barthélémy Antoine Loeff est accueilli aux Usines afin de finaliser son travail sur l’œuvre « Manufacture Poétique d’Icebergs Artificiels » débuté depuis 2 ans. L’artiste explique son œuvre :

« Le projet de la Manufacture Poétique d’Icebergs Artificiels s’inscrit directement dans la continuité de ma recherche autour de la disparition annoncée de nos glaciers. Entre fiction ironique et réalité fantasmée, le projet pose la question de la « réparation » de notre climat par l’utilisation des technologies toujours plus avancées. Illusion entretenue par les médias sociaux, illusion que notre mode de vie est encore sustainable si l’on en croit les Google et autre Amazon…

[…] La Manufacture Poétique d’Icebergs Artificiels se présenterait sous la forme d’une installation, une fiction racontée de la réparation des glaces en Antarctique à travers un dispositif double : une banquise fictive, artificielle reprenant les codes du diorama et son image satellite filmée en temps réel par une caméra thermique. Evidemment, cette manufacture n’a pas pour vocation de « réparer » le climat en tant que tel, mais d’explorer cette fiction relevant du domaine du possible sous la forme d’une installation évoquant « la greffe de glace1 » ou « l’ensemencement d’Icebergs » ».

Bathélémy Antoine Loeff

Après plusieurs séquences de travail avec l’équipe technique, son concept a été affiné pour le rendre réalisable techniquement et budgétairement. La production a pu débuter entre octobre et décembre 2021, par une phase de test consistant à produire environ 300 moules en impression 3D destinés à la création de la cartographie de l’Antarctique et également, à la conception et fabrication d’une machine permettant d’automatiser en partie la production des différents blocs composant cette carte.

Il a été décidé en cours de processus de ne pas utiliser de la glace trop énergivore et complexe à mettre en œuvre dans le dispositif. Après plusieurs essais, nous avons opté pour un composant organique, l’agar-agar, qui par nature a un aspect proche de la glace et est en adéquation avec les valeurs et notions évoquées par l’artiste.

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